DSK prévoit de quitter le Bureau National du PS

Publié le par SDJ Cergy

NOUVELOBS.COM | 19.06.2007 | 11:22

Dominique Strauss-Kahn souhaite quitter l’organe de direction du parti, pour laisser la place à "de jeunes responsables".

Dominique Strauss-Kahn 
(c) Reuters

Le premier secrétaire du PS François Hollande affirme dans un entretien au Monde daté de mardi 19 juin que l'ambition de son parti doit être "de fédérer en une seule force l'ensemble de la gauche".
A la question "Voulez-vous créer une UMP de gauche ?", François Hollande répond "Oui, un grand parti qui irait de la gauche jusqu’au centre".
Il ajoute, il faut "trouver la bonne stratégie permettant de fédérer en une seule force l'ensemble de la gauche et de régler une fois pour toutes la question du rapport avec les électeurs du centre". Le numéro un socialiste avait déjà fait cette proposition au lendemain de la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle.
 
"Pour aller au terme de mon mandat"
 
François Hollande réaffirme qu'il entend rester premier secrétaire jusqu'au congrès de 2008, "après les municipales". "Je suis élu par les militants pour aller au terme de mon mandat. Seul un congrès peut défaire ce qu'un autre a fait. Toute autre formule serait du bricolage (....)", déclare-t-il.
Le chef du PS détaille le calendrier pour la "refondation" du PS sur lequel se prononcera le Conseil national de samedi: université d'été, conventions thématiques, états généraux" précédant "des assises de la gauche qui nous permettront de préparer les municipales".
Six semaines après la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, le Parti socialiste a réalisé un bon score dimanche 17 juin aux législatives, renforçant contre toute attente sa présence à l'Assemblée nationale.
 
Grâce à la campagne anti-"TVA sociale"

Malgré une participation aussi faible qu'au premier tour, le PS s'est attribuer 185 sièges contre 140 dans la chambre sortante.
En 1997, 241 députés socialistes avaient fait leur entrée au Palais-Bourbon à la faveur de la dissolution prononcée par Jacques Chirac.
Plus qu'un sursaut des abstentionnistes, les principaux dirigeants socialistes ont mis cette défaite moins sévère qu'annoncée par les sondages sur le compte de leur campagne unitaire contre le projet de "TVA sociale" du gouvernement.
Une mesure qui leur a permis de mettre en sourdine les divergences internes - ravivées en début de semaine par la nouvelle main tendue de Ségolène Royal à François Bayrou.

Publié dans Dépêches - Presse

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